Un an plus tard, ma deuxième retraite de Kundalini yoga

Le week-end du 15 août 2022, j'ai fait ma deuxième retraite de Kundalini yoga. Je suis revenue ravie et encore plus certaine que les retraites de yoga sont des moments de ressourcement incomparables. 

Le contexte

Cela fait un an que je n'ai pas écrit sur ce blog. L'année 2021-22 a été assez erratique en ce qui concerne ma pratique du Kundalini yoga. Ma professeure, Julia, a été empêchée d'enseigner de façon régulière en présentiel pour diverses raisons. J'ai quand même suivi ses cours quand je pouvais, contrairement à ceux des professeures que je voyais plus occasionnellement avant la crise du Covid. La période de l'épidémie a remanié ma manière de faire du yoga. Je trouve plus difficile de me mobiliser et de maintenir une régularité dans ma pratique, tout en restant désireuse de progresser.

Bref, c'est largement de mon fait mais je me sentais en manque de yoga. J'étais donc impatiente de trouver une retraite. Au départ, je pensais m'inscrire à un séjour d'une semaine, puis je me suis ravisée, des aléas étant survenus dans le programme des vacances familiales. En outre, le coût d'un stage long me freine pour l'instant. 

J'ai donc opté pour un long week-end de Kundalini, pas trop loin de chez moi, avec une professeure sympathique et dynamique que je ne connaissais pas auparavant, Mariana. Son annonce de retraite sur Facebook, "Respire", m'a interpelée et donné envie.

Le déroulement

Le groupe de 7 participants, ainsi que la professeure et son compagnon qui assurait la préparation des repas, s'est retrouvé un vendredi soir et s'est séparé le lundi à la mi-journée. Comme l'an dernier, j'ai beaucoup apprécié de faire connaissance avec des personnes que je n'aurais probablement jamais rencontrées autrement. Plusieurs étaient totalement débutantes en Kundalini, mais tout le monde était intéressé et ouvert d'esprit. A nos moments perdus, une des participantes m'a initiée au feet up trainer, une sorte de tabouret avec un trou pour la tête, qui permet d'appréhender sereinement les postures inversées. J'ai pu faire le poirier avec, c'était cool pour moi qui suis quinquagénaire. J'espère pouvoir le refaire un jour sans accessoire, avec en revanche un peu plus d'entraînement.

Nous avons pratiqué le yoga le soir en plein air, et le matin à l'intérieur. Le matin de 7h à 9h30, les kriyas (séries d'exercices) étaient plus physiques, et le soir à partir de 18h, plutôt calmes. Après la séance du matin, nous prenions le petit-déjeuner puis aidions un peu à la préparation du repas, conformément au principe yogique de la seva, c'est-à-dire du service désintéressé à la communauté. Dans la journée, nous alternions entre activités collectives de plein air (baignade, randonnée...), temps de partage sur le yoga et moments individuels libres.  Après le dîner pris en commun, nous méditions ensemble en chantant un extrait choisi du Japji, le texte sacré des sikhs, puisque l'importateur/fondateur du Kundalini en Occident, yogi Bhajan, était sikh. 

Les enseignements de la retraite

Lors de la retraite, j'ai découvert la pratique en présentiel de la Sadhana de l'ère du Verseau, que j'avais parfois auparavant suivi en ligne grâce à la Fédération française de Kundalini yoga. La sadhana (ou pratique matinale) commence par la lecture du Japji, qui s'accompagnait dans notre cas de la préparation du prasad, une sorte de dessert traditionnellement offert aux participants des cérémonies du Temple d'or des sikhs. Puis, un kriya d'environ 1h est proposé, avant une longue partie chantée, également d'environ 1h,  avec un accompagnement musical.  
Ces chants, dont le déroulé et la durée sont codifiés dans la sadhana, m'ont émue. J'adore chanter, cela me fait sentir à l'unisson avec le groupe. Plus profondément, l'alliance entre mouvements physiques, méditation chantée et présence à soi et au groupe me semble un des bonheurs apportés par le Kundalini yoga. La sadhana de l'ère du Verseau, accompagnée de l'harmonium indien, de la guitare, des chants et des battements de mains a été pour moi un des temps forts de la retraite, comme le workshop musical de Snatam Kaur auquel j'ai participé fin mai 2022 près de Leuven (Belgique). J'ai senti émerger le souhait de me former à la communication céleste, que j'aime beaucoup aussi.

Sur le plan physique, un enseignement important est que je dois faire porter mes efforts sur la rétention poumons vides. Je pensais jusque là ne pas avoir de difficulté particulière avec cette pratique, fréquente en Kundalini yoga. D'ailleurs, c'est drôle, juste avant la retraite, j'avais travaillé les postures inversées et la respiration du feu, pensant que c'était là que je manquais d'entraînement. Eh bien, surprise, lors de cette retraite, c'est tout autre chose qui m'a sauté aux yeux : quand Mariana nous demandait de vider complètement l'air des poumons, j'en gardais à mon corps défendant toujours un petit peu. Mes poumons n'étaient donc jamais totalement vides. Il restait de l'air, au cas où. Mais, au cas où quoi ? Est-ce une peur de manquer, une peur de mourir, ou juste une incapacité physiologique ? Le mystère reste entier.

J'ai enfin retrouvé avec plaisir certains exercices, tels que le long Ek Ong Kar, que j'avais déjà pratiqué mais qui vaut toujours la peine de s'y remettre. J'aime la concentration et le travail abdominal qu'il nécessite, le petit inspir qu'on prend au moment du "Siri" et le soulagement final du relâchement, qui provoque souvent un sourire. Mariana est très pédagogue, c'était très agréable de recevoir son enseignement sur les postures ou tout autre sujet.

J'ai énormément apprécié aussi les temps de repos et les activités aquatiques, de baignade et de promenade dans l'eau. Ca fait un bien fou.


Un lieu magique

La retraite se tenait en effet dans un lieu magique, un ancien moulin, posé au milieu d'un grand jardin arboré. La rivière coule au pied de la grande maison, elle fait corps avec elle. En en un instant on peut s'y plonger, s'y promener, y rêvasser... La nuit, le bruit de l'eau berce et au matin, la cascade invite à se retrouver au contact de la nature.

Avec une autre participante, nous nous sommes donné rendez-vous deux fois à 6h30, pour prendre un bain frais avant le yoga de 7h du matin. Ces moments, où on pouvait voir la vapeur s'élever au-dessus de la rivière, me restent particulièrement en mémoire. Le fait que le soleil était presque tout le temps de la partie (sauf sur la photo ci-contre, malheureusement) participe de la magie, bien sûr.


La cuisine vegan délicieuse, la plupart du temps sans gluten, aidait au bien-être. Je me suis sentie repue mais légère, alors que je suis ronde. 

Au total, cette retraite était moins chargée en exercices de développement personnel que la précédente, et de ce fait plus reposante et moins "confrontante" psychiquement. Elle laissait ainsi davantage de place au retour sur soi-même et aux échanges. A la fin, j'avais un peu l'impression d'être dans un groupe d'amis, même si j'étais plus âgée que la plupart !




Je recommande à qui le souhaite une retraite avec Mariana

Sat Nam, yogis et yoginis !



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