Kriya pour le soi instinctif, un voyage de 40 jours
Le 22 juin 2020, lendemain du solstice d'été, j'ai commencé le kriya pour le soi instinctif. J'ai terminé 40 jours plus tard, le 31 juillet 2020.
Le 21 juin, j'ai suivi un cours en ligne de la Fédération Française de Kundalini Yoga, qui proposait diverses interventions à l'occasion de la Journée mondiale du yoga. J'ai beaucoup apprécié le cours sur l'intuition dispensé par Daya. Et j'ai eu envie de me lancer dans une série d'exercices qui me réveille le matin. Je souhaitais quelque chose de court et assez physique, d'où le choix de ce kriya. Comme je l'avais déjà fait en cours avec ma prof Julia, je savais qu'il était à ma portée.
40 jours devant soi
J'aime beaucoup les cycles de yoga. C'était mon deuxième, après l'éveil des 10 corps 1 et 2 à l'automne 2019. Il s'agit de s'astreindre à une discipline, sans abandonner la notion de plaisir, sinon on ne va pas au bout. La discipline quotidienne fait entrer doucement la série d'exercices dans le corps. A la fin, on le fait sans y penser, en se laissant porter par l'enchaînement des postures, tellement répétées qu'elles en deviennent des réflexes. Alors, tout à ses sensations spontanées, on ne ressent plus que la joie de faire.
Le Kriya pour le soi instinctif est parfait pour éprouver le travail du corps et sa fluidité : beaucoup de respiration du feu, un peu d'abdos, des postures inversées... Il se termine par une posture que j'adore, le Sat Kriya. Une posture qui recentre, solidifie et fortifie.
Organisation
Je faisais le kriya le matin, avant toute autre chose. Idéalement, il faut le faire au lever du soleil, mais je ne suis pas une lève-tôt. Je commençais le plus souvent vers 7h30 ou 8h, ou bien vers 6h30-7h si la journée était chargée. La veille, je préparais mes vêtements de yoga pour n'avoir plus qu'à les enfiler au réveil. Je ne prenais généralement pas de douche froide, contrairement à ce qui est préconisé dans le Kundalini yoga, comme le raconte Lili Barbery-Coulon dans ce texte.
L'ensemble de la séance (kriya + repos + méditation) durait environ une heure. Ensuite, je prenais mon petit-déjeuner.
Cette routine s'est vite installée. Si je partais en week-end, j'emportais mon tapis avec moi. Une seule fois, en raison d'un départ très matinal, j'ai dû me réveiller vers 3h30 du matin pour le yoga. Etonnamment, j'ai énormément apprécié de pratiquer dans la pénombre, la maison silencieuse autour de moi... Bref, on trouve toujours une solution. Le plus important est de prendre la décision de se lancer, puis de persévérer.
Découvertes corporelles
Cela n'a pas tous les jours été facile. J'ai parfois été confrontée à la lassitude physique : douleurs aux cervicales, épaules endolories, jambes engourdies.. Des craquements dans la colonne vertébrale, impressionnants mais pas douloureux, accompagnaient parfois ma séance. J'essayais de me souvenir de respecter les limites de mon corps, ce qui est un principe essentiel du yoga.
Néanmoins, certaines postures m'ont donné du fil à retordre. La chandelle, que je connais depuis l'enfance, est difficile à tenir plusieurs minutes pour la senior que je suis aujourd'hui : tout le poids du corps pèse sur les épaules et les cervicales. Elle est devenue plus aisée quand j'ai progressivement appris à mieux répartir le poids sur le dos (même si ce n'est pas parfait, bien sûr).
La sauterelle est aussi une posture exigeante, car il faut que les mains tiennent derrière le dos et ne glissent pas pendant la posture, alors que l'énergie s'y concentre. J'avais l'impression, quand j'y arrivais, que c'était un coup de chance... Si un.e yogi passe par là et peut dire comment tenir la sauterelle à coup sûr, qu'il/elle n'hésite pas à commenter.
J'ai très progressivement augmenté la durée des postures sur le chronomètre Kundalini Timer. D'abord 1 minute, puis 1 minute 30, puis 1 minute 45, 2 minutes... et les derniers jours, je suis arrivée aux 3 minutes maximum prévues. Mais ce n'est pas tant la durée qui compte, que l'énergie que cela apporte de poursuivre jour après jour. La sensation de maîtrise augmente avec le temps. Je sentais l'ancrage au sol, le dos droit, le corps solide pendant la séance. Aujourd'hui, quelques jours après, je me sens vraiment bien physiquement et sereine mentalement.
Concentration et détente
J'ai aussi ressenti beaucoup de détente, après chaque kriya. Cette série fait monter l'énergie. La détente, en musique, n'en est que plus grande. Pendant la période d'environ 5 minutes où je restais allongée, après le Sat Kiya, je sentais l'énergie circuler dans tout mon corps : mains, bras, jambes, dos... comme si tout s'harmonisait.
J'ai beaucoup écouté, pendant ces temps de repos, une musique de Ram Dass que notre prof Julia nous a fait découvrir en cours : Rakhay Rakhanhaar. Elle me transporte instantanément dans des paysages apaisants de montagne, de ciel et de mer.
Elle favorise la méditation, mais ce sera l'objet d'un billet de blog ultérieur.
J'espère que vous apprécierez comme moi ce voyage du soi instinctif. Sentez-vous libre de commenter, je vous lirai avec plaisir.
Sat Nam, yogis et yoginis !



Commentaires
Enregistrer un commentaire